Brasseur s’en va… la bière reste

Claude Brasseur nous a quitté. Pour l’ABBET, son nom reste à jamais un nom spécial. Sans brasseur, pas de bière. Peut-on pour autant affirmer que Claude Brasseur puisse être l’ambassadeur des bières trappistes ? Pas sûr mais… Nous vous proposons un petit tour d’horizon de la carrière du monument des planches et du septième art pour s’apercevoir qu’il s’en est fallu de peu pour qu’il ne soit l’icône des bières trappistes.

Dès les années 60, alors au début de sa carrière, Claude Brasseur se rapproche géographiquement de Chimay puisqu’il joue dans Un clair de lune à Maubeuge (1962) et dans une version de Germinal (1963). Une première approche où il découvre sans aucun doute les bières trappistes belges. 

Il s’en est ensuite fallu de peu que Claude Brasseur interprète un moine trappiste. En effet, il a souvent joué des personnages cléricaux, comme dans Chouchou (2003) où il interprète le père Léon ou dans la mini-série Le juste (1996) où il joue un prêtre qui apprécie beaucoup les boissons alcoolisées. Il faut cependant reconnaître que le décor (Marseille) se prête plus à la boisson préférée du personnage interprété par Brasseur (la Mauresque) mais on sent le potentiel pour se rapprocher de nos bières tant-aimées.  

Quoi qu’il en soit, on peut tous s’accorder à dire que Claude Brasseur a joué des rôles populaires avec des titres qui parlent à tout le monde et que l’on associe aisément à une bonne bouteille (de bière par exemple) : La boum (1980), Le souper (1992), Le grand restaurant (2012), etc. Mais là encore, il faut être conscient qu’aux boums, on consomme plus des bières bon marché que des bières trappistes. Mais si en voyant la trilogie Camping (2006, 2010 et 2016), on a plus envie de se servir un pastis qu’une Trappe, on peut quand même se dire : pourquoi pas une blanche (c’est quand même meilleur que rosé pamplemousse) ? 

Dans La colère du Tigre (2014), Brasseur joue Clemenceau. Le rapport avec les bières trappistes est un peu tiré par la crinière (euh, le Tigre a-t-il une crinière ?) mais il donne la réplique à une certaine Sophie Broustal, qui est née… à Trappes. Le raccourci pour Tilburg est tout trouvé. Et en voyant cette pièce de théâtre, on constate qu’il s’agit de la rencontre entre Clemenceau et Monet, ce qui nous fait tout de suite penser à un autre peintre, Van Gogh, et, sur le chemin de Tilburg, à sa ville natale, Zundert, d’où viennent les excellentes bières du même nom. Enfin, parce qu’une Trappe et une Zundert ne sont pas suffisantes, sachez que cette pièce a été jouée, entre autre, à Yverdon-les-Bains, au théâtre Besson, de son prénom… Benno. Ça ne s’invente pas !

Enfin, ce qui nous pousse à voir Maître Brasseur comme un ambassadeur de nos chères bières trappistes, c’est son duo avec un autre monstre du cinéma. Les films Un éléphant, ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) réunissent le brasseur et la Rochefort. Brasseur et Rochefort, ces deux noms sont liés à jamais. Alors une Rochefort 6 pour le premier volet, une Rochefort 8 pour le deuxième volet. Dommage que ce ne soit pas une trilogie…

Si la famille Brasseur a choisi ce nom (né Claude Espinasse, il a pris le nom d’artiste de son père, Pierre Brasseur), ce n’est sans doute pas pour rien : il devait certainement y avoir un amour pour la bière donc n’hésitons pas à nous servir une trappiste pour rendre hommage à ce grand acteur. 

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