Romain Didelot: « la bière trappiste reste le nec plus ultra pour certains consommateurs »

Tout l’été, l’Abbet rencontre des passionné(e)s de bières pour évoquer les trappistes. Cette semaine, rencontre avec Romain Didelot, serveur à Ah la pompe à bière, cave et bar à bières dans le 19e à Paris.

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Depuis combien de temps êtes-vous serveur a Ah la pompe à bière ?

Cela fait maintenant deux ans que j’y travaille.

 

Ah la pompe à bière fait souvent des soirées axées sur une brasserie ou une abbaye, vous avez déjà fait des soirées spéciales Trappe et Chimay notamment, comment sont perçues ces bières trappistes par vos clients ?

Il y a différents types de consommateurs, les néophytes qu’il faut donc disons plutôt éduquer : sur le goût, les différents styles, l’histoire des brasseries, les différents labels, etc… Ce type de consommateur, qui est la plupart du temps davantage plus averti sur le vin, est généralement agréablement surpris de certaines similitudes que l’on peut retrouver dans la dégustation de ces deux boissons.

Le consommateur averti, lui, revient souvent pour la qualité des produits proposés. De manière générale, je dirais que la bière trappiste leur est donc perçue comme un produit de grande qualité, plutôt noble, à la fois raffiné et robuste, on reste souvent sur des produits typiquement belges. Bien que je trouve que ce label soit encore sans doute un peu trop méconnu en région parisienne, une bonne partie des consommateurs savent désormais le différencier avec celui des bières dites d’abbayes reconnues.

 

Comment avez-vous découvert les bières trappistes ?

Je suis d’origine nordiste. Ayant grandi en métropole lilloise, les bières trappistes restent des produits facilement visibles, que ce soit dans le commerce ou la restauration. Je me rappelle du design de certaines bouteilles trappistes, comme Chimay et Orval par exemple, qui les différencie nettement des autres produits en rayon. Ces bouteilles attirent l’œil, et attisent forcément une certaine curiosité. Je les ai découvertes plus en détail par le biais de dégustations entre amis, en terrasse à Lille ou en Belgique notamment à Tournai et Bruxelles.

 

Y a-t-il une demande particulière sur les bières trappistes ici ? Si oui, depuis combien de temps ?

Il y a une demande car la bière trappiste reste le nec plus ultra pour certains consommateurs. Bien que le phénomène de la craft beer et de la micro-brasserie explose actuellement dans la région, il y a toujours une grande demande chez le client, et fait que je trouve à la fois intéressant et rassurant, ces clients se répartissent sur différentes tranches d’âge. Même si la bière trappiste peut éventuellement souffrir d’une image disons peut-être un peu vieillissante, ces bières font tout de même partie du patrimoine brassicole mondial. De ce fait, elles attirent un public très large. 

 

Quelles trappistes proposez-vous, et comment les avez-vous sélectionnées ?

Nous les proposons dans leur plus grande diversité. Seules les Wesvleteren et une partie de la gamme Spencer nous manque, faute de distributeur dans la région.

 

Les consommateurs s’intéressent-ils à l’histoire, l’origine des bières trappistes ?

Nous les avons réunis ensemble au sein du magasin, afin de mieux mettre en évidence ce label qui les unit. À partir de là, cela interpelle le consommateur. Il y a donc tout d’abord une curiosité, qui nous l’espérons, éveillera un intérêt de leur part sur l’histoire de ces bières.

 

Quelle est la trappiste la plus vendue ? Pour quelle raison à votre avis ?

Sans aucun doute l’Orval. Du fait je pense de sa rareté et de son format unique, mais aussi de son amertume prononcée, car le public parisien est friand des bières fortement houblonnées. De plus, son taux d’alcool, disons modéré, rassure le client parisien, souvent moins aventureux sur des bières de plus de 9°.

 

Pour finir, quelle est votre préférée ? Pourquoi ?

La Chimay Première, car je la trouve idéale car assez légère, élégante, populaire et bon marché. Elle se boit très bien en apéritif, ou en accompagnement d’un repas. Je l’ai toujours utilisée pour la cuisine à la bière, c’est un produit vraiment complet.

 

Merci Romain! Et n’hésitez pas à découvrir Ah! La pompe à bière, 7ter Duvergier, 75019 Paris

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