Antoine Gomel: « j’ai trouvé de la Chimay au fin fond de la Roumanie »

Tout l’été, l’Abbet rencontre des passionné(e)s de bières pour évoquer les trappistes. Cette semaine, rencontre avec Antoine Gomel, brasseur amateur.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Antoine, instit et agriculteur (producteur de poulets bio et de bœuf), brasseur amateur depuis 8 ans (environ 700L par an) et amateur de bière évidemment.

Gomel

Comment t’est venue l’idée de faire ta propre bière et de la commercialiser ?

Mon coloc avait eu comme cadeau il y a une dizaine d’années un kit de brassage Brouwland. J’ai fait ça avec lui. Dans le même temps j’avais un collègue qui brassait un peu, j’ai donc fait un brassin avec lui. Le coloc n’ayant pas le temps de faire ça j’ai emprunté son matos, j’en ai acheté pour compléter et j’ai réalisé mon 1er tout grain. Raté… Les suivants pas top non plus et petit à petit ça s’est amélioré.

Depuis quelques années, j’ai trouvé un nouvel acolyte pour brasser, Alex, et c’est aussi le fait de travailler en duo qui a fait s’améliorer les cuvées.

 

Quel est le type de bières que tu produis ?

De la blonde, de l’ambrée, de la triple, plus quelques spéciales de temps à autre (blonde au frêne, blonde fumée par exemple).

 

Quel est ton type de bières préférées ?

J’apprécie beaucoup les bières trappistes justement, les bières belges plus généralement et aussi quelques locales de mon coin (anosteke, quentovic par exemple)

 

Quelles sont tes bières trappistes préférées ?

La Westmalle triple, la Trappe triple, l’Orval.

 

Quelles sont, selon toi, les bières trappistes les plus appréciées ?

Je pense que les blondes ou triple passent mieux que les brunes, ensuite je pense que la Chimay est tellement connue que c’est une des plus appréciées du grand public.

 

Les consommateurs de bières que tu rencontres s’intéressent-ils à l’origine de la bière ?

Oui, quand ils achètent de la bière locale, ils sont aussi à la recherche d’originalité, d’une histoire, pour faire la différence avec un achat en grande surface.

 

D’ailleurs, penses-tu que le fait d’avoir un label « bière trappiste » favorise la vente de cette bière ?

Oui je pense, on a l’impression d’être un vrai amateur en achetant une bière trappiste, de faire la différence avec ceux qui achètent de la Leffe ou de la Goudale. Ça peut vite devenir un truc commercial comme Chimay. Je suis allé voir le musée à Chimay, il n’y a plus rien de trappiste pour autant ça cartonne. Pour la petite histoire j’en ai même trouvé dans un supermarché au fin fond de la Roumanie il y a quelques années.

 

Comme il n’y a pas que la trappiste, peux-tu nous donner une de tes bières « coup de cœur » ?

J’aime beaucoup la gouden carolus triple.

 

Merci Antoine! Et ne ratez pas la semaine prochaine l’interview du dessinateur Jean-Claude Servais…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s