Et l’écologie dans tout ça ?

Depuis le temps que vous parcourez le site de l’ABBET, vous l’aurez sans doute constaté : non seulement nous aimons leurs produits (et en particulier leurs bières), mais nous sommes tout autant séduits par ce qu’elles représentent. Par le cahier des charges qu’elles sont tenues de respecter, par le savoir-faire qu’elles nécessitent, par l’utilisation des recettes qu’elles génèrent, c’est tout un ensemble de valeurs que les trappistes véhiculent et que nous nous efforçons, à l’ABBET, de faire découvrir et de partager le plus possible.

Mais il est une valeur essentielle à ne pas oublier : qu’en est-il du respect de l’environnement ? Le processus de production au sein des abbayes est-il durable ? La planète est-elle préservée quand nous buvons une trappiste ? Allons-nous sauver le monde en buvant de la bière ???

bière toxique

Bon… Ne nous emballons pas. Bien sûr, il faut prendre en compte l’empreinte carbone d’une Chimay Bleue vendue au Canada, en Afrique du Sud ou au Japon. Bien sûr, en dehors la Trappe Puur (seule trappiste bio), les malts employés ne peuvent être tous garantis sans pesticides, herbicides, … etc. Cependant, il existe bien une conscience écologique dans plusieurs de nos chères abbayes. En effet, dans cinq d’entre elles au moins, des procédés ont été mis en place autour de deux axes, à savoir une production propre d’électricité, et un recyclage des matières premières utilisées.

Une électricité labellisée ATP ?

C’est en toute logique, ce à quoi pourraient prétendre les abbayes d’Engelszell, Chimay et Spencer, qui produisent toutes les trois de l’énergie électrique, mais par des moyens et pour des objectifs différents.

En Autriche, l’abbaye parvient à produire suffisamment d’électricité pour être quasiment autonome grâce à Michaël et Gabriel : ces deux centrales hydroélectriques (baptisées d’après les deux archanges) produisent respectivement des puissances de 100 et 60 kiloWatts depuis les années 1970. Non seulement cela suffit à alimenter le monastère, mais aussi la chaîne de production de liqueurs, la brasserie et le système de chauffage. Cerise sur le gâteau, cette énergie permet de plus de faire tourner un générateur de vapeur, cette dernière étant indispensable au moment de la première étape de brassage, l’empâtage. Engelszell se démarque ainsi de la plupart des autres brasseries en n’utilisant absolument aucun combustible fossile dans sa production. Ce qui mérite d’autant plus d’être souligné quand on sait que sa principale source de revenus est le bois… Ce système ne trouve sa limite qu’en cas de sécheresse, comme en 2018, auquel cas les moines achètent tout simplement du courant ailleurs.

A St Joseph de Spencer, le choix d’être autonome en production d’électricité a également été fait, mais à une échelle plus large : avec ses 10 panneaux solaires, ce sont 14 600 kiloWatts qui alimentent quotidiennement l’abbaye, dont la brasserie, mais aussi les résidents locaux et les logements sociaux qui l’entourent.

Mais ces installations, si efficaces soient-elles, restent tout de même assez modestes si on les compare à l’artillerie lourde de Chimay (mais est-ce vraiment une surprise?) : sur le toit de leur bâtiment administratif , à Baileux, ce sont 1200 panneaux solaires qui produisent pas moins de 336 000 kiloWatt-heures par an. Cela paraît beaucoup, mais ne permet en réalité que de réduire de 10 % la consommation en électricité de la brasserie et de la fromagerie. C’est donc juste une étape dans un plan global de réduction de l’empreinte écologique de l’abbaye entière. Car en effet, les moines de Chimay s’impliquent fortement dans des processus de plus en plus durables : en installant dans leurs locaux une rinceuse de bouteilles neuves et en réutilisant l’eau de rinçage, en passant à l’agriculture bio autour du puits de captage, en utilisant l’énergie thermique produite lors du brassage pour chauffer les locaux, en construisant sur place une station d’épuration, en nourrissant le bétail avec les drêches (résidus de malts), et plusieurs autres « petites » actions, l’abbaye obtient des résultats plus qu’honorables : En 10 ans, son efficience énergétique a augmenté de presque 35 %. Sans parler de l’émission totale de gaz à effet de serre, réduite de presque 45 % sur la même période !

Pas de gâchis !

Chimay est loin d’être la seule à faire ces efforts, et d’autres se soucient aussi de réduire au maximum leurs déchets en recyclant ce qui peut l’être. Citons en particulier Westmalle, qui a installé en 2011 une station d’épuration sur son site. Grâce à un système de filtration par membranes, environ un tiers des eaux usées est recyclé. Pas pour brasser bien entendu, le potentiel impact sur le goût étant (probablement) à éviter, mais pour rincer les drêches. Ainsi, au lieu d’utiliser huit litres d’eau pour brasser un litre de bière, cinq sont désormais suffisants.

Mais en terme de recyclage, Orval va encore plus loin, en investissant cette année dans un dispositif aussi technique qu’ingénieux… L’abbaye génère beaucoup de déchets, tant côté fromagerie (sérum de lait notamment) que brasserie (excédents de levures, débris de houblons,… ), auxquels il faut ajouter des eaux usées, traitées par une station d’épuration sur le site de l’abbaye. Or, ces déchets sont désormais envoyés vers une installation de biométhanisation, c’est-à-dire des cuves, dans laquelle différentes bactéries vont consommer ces matières organiques. L’intérêt ? Récupérer un biogaz rejeté par les bactéries, le méthane, qui est un excellent combustible non polluant. Mais là où est réellement l’astuce, c’est que ce méthane est brûlé pour alimenter un moteur à gaz (d’une puissance de 55 kW), qui entraîne un alternateur permettant de générer du courant électrique. Courant électrique utilisé pour… alimenter la station d’épuration ! Quant à la chaleur dégagée par le moteur à gaz lors de son fonctionnement, elle est récupérée pour chauffer les cuves de biométhanisation. On a donc là un ingénieux système fonctionnant de façon circulaire et quasi autonome. Léonard de Vinci a passé sa vie à la recherche du mouvement perpétuel et autoalimenté, Orval l’a fait avec de l’eau sale et du petit lait !

Et les consommateurs ?

Eh bien… Pour ça, à chacun de voir comment s’impliquer dans une démarche écologique. Mais concernant les bières trappistes, peu de scrupules à avoir en les savourant, puisqu’elles sont produites en majorité par des gens responsables. Et pour minimiser son empreinte carbone, pourquoi ne pas covoiturer vers ces abbayes avec une sympathique troupe d’épicuriens ?

Festimalt: on remet ça le 1er juin!

Parce que nous avons franchement passé un super moment l’an dernier, on remet le couvert avec la 2e édition du Festimalt à Ledringhem le samedi 1er juin 2019, toujours en association avec l’association carnavalesque et philanthropique les Quickepitchenaeres.

Affiche4 Version2

 

Comme on ne change pas (trop) une formule qui gagne, nous vous convions dès 14h pour vous inscrire au tournoi de molkky, animé cette année par la fanfare des Koukes’tut.

Kouke 1.JPG

 

Le molkky c’est convivial, c’est facile, et au soleil ça donne soif 😉

mollly 14

 

Et justement, à la pression ou en canettes, le bar trappiste regorgera de divins breuvages, dont quelques variétés exceptionnelles…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Les Quickepitchenaeres vous serviront de quoi éponger la bière.

stand 23.JPG

 

A partir de 18h nous poursuivrons la soirée en musique, avec pour commencer Papas Django, rock alternatif:

Papas django

 

 

Viendront ensuite les chansons françaises et klezmer de Clocheville:

 

Et puis on terminera avec les reprises acoustiques des tubes punk d’Existence saine:

 

Et toujours:

  • les structures gonflables pour enfants
  • le feu d’artifice final

 

Alors retenez bien la date et venez en bande ou en famille!

 

 

 

Une barrique de rouge !

Dans un article précédent, nous avions déjà évoqué le Valdevegon, un vin rouge vieilli par les moines trappistes de Cardeña, en Espagne. Le cas n’est pas isolé, puisqu’à la Wijnstekerij Uelingsheide, la cave vinicole de l’abbaye de Lilbosch (Pays-Bas), pas moins de cinq types de vins sont proposés à la vente.

Cet article n’a pourtant rien à voir avec le vin. Une barrique de rouge, certes, mais c’est bien de bière que nous allons parler. En effet, lors d’un passage bref et inopiné à l’auberge de Potaupré pour déjeuner, puis d’un passage (tout aussi bref et inopiné) à la boutique de l’abbaye, une surprise de taille trônait sur le comptoir : une bouteille de Première (de Chimay rouge, donc) vieillie en barriques de chêne !

Conscience professionnelle oblige, une dégustation est rapidement planifiée avec un ami abbetien.

Premier constat, la bouteille, superbe, est quasi identique à sa sœur bleue. Première différence, la couleur de la sérigraphie, bien sur. Mais surtout, contrairement à la Grande Réserve qui est vieillie en fût, la Première est fermentée en fût de chêne. Une différence qui interpelle au premier abord, mais qui, après lecture du dos de la bouteille, ne change finalement rien. En effet, la mention « une bière exceptionnelle qui a bénéficié d’une triple fermentation et d’une maturation prolongée en barriques » apparaît sur toutes les bouteilles de Chimay vieillies en fût.

Chimay fûts

La famille au complet!

Seule véritable différence, la nature du fût, inconnue : là où la bleue indique une barrique de cognac, de rhum ou de whisky, la rouge indique seulement « chêne français, chêne américain »… Enfin, la date de mise en bouteille, mars 2018, nous montre que la garde est de presque un an au moment de la dégustation.

Dans le verre !

C’est joli… Une belle couleur cuivrée, légèrement trouble, une effervescence très fine, et une mousse crémeuse, très légèrement brune, qui se maintient assez longtemps.

Dans le nez !

C’est prometteur… Même quand elle est encore fraîche. La banane, le sucre et le caramel sont puissants mais harmonieusement mêlés. Un peu en retrait, un parfum d’éthanol, ce qui est surprenant dans la mesure où le titrage est « seulement » de 8 %… Mais cela s’estompe rapidement dès que la bière se tempère. Le bois est, lui aussi, présent, par petites notes.

Dans le gosier !

C’est… inattendu.

Fraîche, on retrouve tout de suite le sucre et le caramel détectés au nez, mais aussi et surtout un arôme (discret) de vieux rhum. Le fût est sans doute en cause(*). Mais cette attaque très sucrée est fugace, et rapidement on retrouve une saveur d’éthanol qui cède, tout aussi rapidement, sa place à l’amertume sèche des houblons. Enfin, une discrète arrière bouche maltée qui s’évanouit assez vite. Une bière très peu équilibrée donc, dont les saveurs se succèdent rapidement avec une intensité décroissante. On reste donc sur une impression finale de… fadeur.

Mais certains objecteront (à juste titre) que c’est une erreur de débutant que de boire une Chimay fraîche ! Nous attendons donc la mise en température patiemment, et en profitons pour avoir un débat de fond sur un sujet extrêmement important, mais impossible de se souvenir lequel dans l’immédiat.

Une fois à température, la donne change ! La saveur (assez désagréable) d’alcool a disparu, et la banane est toujours bien présente au nez. En revanche, une touche acidulée de levures fait son apparition en première bouche. Les houblons, secs et amers, suivent, puis on retrouve le vieux rhum et le bois, ainsi qu’un peu de vanille. Toutes ces notes sont cette fois d’intensités comparables, et donnent une impression globale de légèreté. La bière a donc gagné en homogénéité, à défaut de rondeur, puisque leur succession est toujours nette et assez fugace. Mais surtout, l’arrière bouche maltée que l’on retrouve s’évanouit toujours aussi rapidement. Frustrant…

Et donc ?

Cette Première vieillie en fût partait avec un handicap certain. La Grande Réserve vieillie elle aussi en fût nous avait habitués à une bière réellement exceptionnelle : lourde, capiteuse, charpentée, quasiment à boire en digestif, comme le précisait l’article que l’ABBET lui avait consacré. Qu’on l’aime ou pas, il s’agissait clairement d’une bière hors normes. C’est moins le cas avec cette Première, plus légère, et manquant, en comparaison, de caractère et de rondeur.

Toujours est-il que l’impression globale est légèrement frustrante, même si, dans l’absolu, on est TRÈS loin d’une mauvaise bière. Et puis, une bière peu ronde, dont les saveurs se succèdent et disparaissent aussitôt, n’est-ce pas une nouveauté intéressante pour une Chimay ?

A re-tester sans la bleue en tête ? Ou peut-être avec une garde plus longue ? A ce jour, cette cuvée de mars 2018 semble être la seule produite, et ne se trouver qu’à l’abbaye. Avis aux amateurs, multiplions les dégustations ! Testis unus, testis nullus…

(*) Ceci n’est pas une contrepèterie.

La trappiste, elle se boit et elle se chante !

De 2011 à 2016, les ficelles tendues ont fait chanter et rire les publics franciliens en proposant des chansons à texte humoristique. Ils nous ont même fait l’honneur d’un concert pour la première édition d’Au coeur du malt sous le nom bouts de ficelle, le groupe ayant été amputé d’un de ses membres. Deux ans plus tard, deux musiciens des ficelles tendues reviennent sous le nom Les Potos avec un répertoire pour le moins surprenant : les bières trappistes. Explication avec le chanteur du groupe.

Potos

Les Potos lors de la dernière soirée ABBET! Mais ils improvisaient alors sur les chansons des autres 😉

 

Pourquoi la bière trappiste ?

Avec la batteur, on voulait reformer un groupe mais on s’est dit qu’on ne pouvait pas se contenter de chansons humoristiques. Il y a trop de groupes sur ce créneau. Il nous fallait un thème plus précis. On s’est réuni pour choisir un centre d’intérêt qui nous lie. Le problème, c’est qu’on n’a rien en commun ! Lui est un intellectuel, il aime la science, la littérature… Moi, je suis très sportif, j’aime regarder les matchs de foot sur mon canapé, jouer à Fifa, etc. On cherchait une solution en buvant une Rochefort. On a trouvé la solution dans nos verres. « Faisons de la chanson à boire » qu’il me dit. « De la chanson à boire de la bière » ai-je ajouté. « De la chanson à boire de la bière trappiste » avons-nous conclu de concert.

 

Les potos, c’est parce que vous êtes potes ?

Pas seulement ! C’est un copain très érudit qui a trouvé le nom. On lui a demandé conseil pour nous choisir un nom car il est très cultivé. Il s’est dit « il faut que je trouve un nom pour mes potos ». Quand il réfléchit, il récite souvent ses déclinaisons latines. Ca lui permet d’avoir des illuminations. « Poto, potas, potat… » Il s’est souvenu que Poto en latin signifie « je bois ». C’est parfait !

 

Que racontent les nouvelles chansons ?

Elles traitent des problèmes essentiels de la vie : le fait qu’on ne trouve pas de bières trappistes quand on part en voyage dans certains pays, le fait que, parfois, on hésite entre boire des mauvaises bières moins chères ou boire des bières trappistes, le fait de survivre sans avoir goûté la Westvleteren, le fait de se sentir mal et seul si on n’a pas de bière, etc. On veut que nos chansons s’adressent à tout le monde !

 

Les ficelles tendues chantaient principalement des chansons d’amour. Est-ce encore le cas des Potos ?

Nous avons quelques chansons d’amour. Par exemple, une chanson sur l’éternel débat : est-ce qu’on privilégie le physique ou l’intelligence en amour ? On propose une réponse trouvée dans la bière. On a aussi comparé toutes les bières de la Trappe à des femmes de styles très différents : la Trappe blonde niaise, la Trappe Isid’Or canon, la Trappe blanche couguar, la Trappe Puur écolo, etc. Les romantiques trouveront leur compte avec les Potos.   

 

Et donc on n’entendra plus la chanson que réclamait toujours le public à l’époque des ficelles tendues : Diabolo ?

Ça tombe bien que vous posiez cette question car justement, on a écrit une suite de la chanson Diabolo. Ça se passe 5 ans plus tard. Le personnage de la chanson va toujours au bistro et il a toujours des mésaventures amoureuses. Le seul truc qui a changé, c’est qu’il ne boit plus de diabolo mais des Picons avec de la bière trappiste.

 

Ce n’est pas trop fort ?

Vous savez, à Chimay, ils proposent le Picon Chimay bleue alors je pense qu’on peut tout imaginer. Du coup, on n’a pas honte de parler de Picon Tre Fontane même si ça doit être spécial. J’avoue qu’on n’a pas tout goûté…

 

Alors quels sont les rendez-vous avec les Potos?

Pour l’instant, on est encore au stade de la composition même si on commence à avoir une petite dizaine de morceaux. Nous, ce qu’on veut, c’est faire des concerts. On cherchera rapidement dans le Val d’Oise ou à Paris, dans les bars à bière par exemple. Et pourquoi pas à un événement de l’ABBET, ça nous ferait très plaisir : l’ambiance y est toujours excellente et le public merveilleux !

 

Dernière question : quelles sont vos bières trappistes préférées ?

On apprécie beaucoup les bières de caractère, assez fortes en alcool. Si on devait faire un tiercé, ça serait Rochefort 10, Rochefort 8 et Westvleteren 12. Mais on pourrait citer aussi la Trappe quadruple et nous avons également une affection particulière pour la Tre Fontane.

 

Alors, hâte de découvrir les Potos? Et bien ce sera possible cette année. D’abord à l’occasion du prochain Trappist Tour où ils pourront rôder leurs premiers titres, puis lors du prochain Au Cœur du Malt, 5e édition le 8 décembre.

Ils vous attendent donc!

 

Propos recueillis autour d’une Westmalle double

Venez à l’AG de l’ABBET!

Vous êtes cordialement invités à participer à la prochaine assemblée générale de l’Amicale des Buveurs de BièrEs Trappistes (l’ABBET) qui aura lieu à la bourse du travail de Saint-Omer samedi 2 mars à 17h.

t shirt abbet
Toutes les informations sont dans les documents ci-dessous, n’hésitez pas à diffuser l’invitation à tous les contacts qui vous semblent pertinents et que nous relevons bien trop mal lors de nos soirées festives 😉
Au plaisir d’y discuter et trinquer ensemble!

invitation ag 2019

localisation bourse du travail

 

On a goûté la Tynt Meadow et la Zundert 10 pour vous… C’est un régal !

Vous n’êtes pas sans savoir que trois nouvelles bières ont été reconnues trappistes au mois de septembre 2018 : La « Tynt Meadow », brassée à l’abbaye Mount Saint Bernard en Angleterre, la Zundert 10 de l’abbaye Notre-Dame-du-Refuge aux Pays-Bas et la Scala Coeli, de la communauté italienne de Tre Fontane (Rome).

Lors d’un week-end en Zeelande, aux Pays-Bas, alors que nous étions partis à la découverte de la côte néerlandaise, nous avons eu la chance de goûter les breuvages anglais et néerlandais.

Logés à Middelburg, nous entamons une visite de la ville… Rapidement, nous découvrons un bar qui attire toute notre attention, le  Biercafé De Vliegende Hollander. La devanture nous attire. Et nous promet de nombreuses bières à déguster. Nous continuons notre visite en gardant cette adresse en tête, et décidons d’y passer notre début de soirée.

18 h 00. Nous voilà de retour Biercafé De Vliegende Hollander. A l’intérieur, nombreuses bouteilles, ambiance chaleureuse… Bref, tout ce qu’on aime.

devliegen

Nous nous installons à une table, scrutons la carte, le bar… Notre œil s’arrête sur plusieurs bouteilles de Zundert. On s’y colle. Notre surprise s’accroît lorsque la serveuse nous précise qu’il ne s’agit pas de la Zundert 8 classique, mais de la nouvelle Zundert 10. Nous nous empressons de commander ce breuvage, avec quelques traditionnelles bitterballen, bien sûr.

La dégustation commence.

A l’œil, la Zundert 10 a une robe marron sombre surmontée d’une fine mousse beige.

zundert10

Au nez, elle dévoile des arômes de malt grillé, de levure, de chocolat et d’épices.

En bouche, elle est gourmande, riche et complexe avec des saveurs de chocolat, de caramel, de malt grillé et de houblon. Sur le long terme, les notes amères se mêlent à une saveur épicée agréable en arrière-plan.

Bref, la Zundert 10, qui titre à 10° d’alcool, est une quadruple qui à notre avis fera le bonheur des amateurs de trappe Quadrupel, une bière parfaite pour les longs mois d’hiver.

Nous finissons de déguster notre bière et nous décidons de faire le tour du bar pour admirer ses murs remplis de bouteilles de bières du monde entier. Nouvelle surprise. Parmi les breuvages exposés, la Cardeña Trappist, bière trappiste espagnole, de l’abbaye de San Pedro de Cardeña.

fffffffffffffff

Nous nous empressons d’aller voir la serveuse pour commander ce breuvage inconnu de notre palais. Le verdict tombe : c’est la rupture de stock. Voyant notre déception, et comprenant notre attirance pour les boissons trappistes, la barmaid nous propose – innocemment – de goûter une bière anglaise, fraichement arrivée. Un peu dubitatifs, nous lui demandons de nous montrer la bouteille… Et là – quelle fut notre surprise ! -, la serveuse nous apporte la Tynt Meadow ! Ravis, nous n’hésitons pas (et ce malgré le prix…) et commandons la première bière trappiste anglaise.

Nous n’avons plus de bitterballen mais peu importe, la dégustation peut commencer.

La forme de la bouteille de Tynt Meadow est différente de toutes les autres bières trappistes avec une ressemblance troublante avec les bouteilles de Pelfort. Heureusement pour nous, la comparaison s’arrête là !

La Tynt Meadow a une robe acajou, son arôme révèle des notes de chocolat noir et de réglisse. La bière est corsée et équilibre délicatement le goût de chocolat noir, de poivre et de fruits noirs.

Elle se classe dans la catégorie des bières brunes avec 7,4% d’alcool.

Force est de constater que cette première bière trappiste anglaise nous plaît beaucoup. Nous nous empressons de prévenir, non sans fierté, les autres membres de l’Abbet de nos découvertes, laissant ces derniers envieux et pressés de pouvoir goûter par eux même ces nouveaux breuvages.

Calendrier de l’avent 2018: et les gagnants sont…

Vous les attendiez tous… Voilà les résultats de notre quiz 2018.

Cette année, nous avons testé vos connaissances en bières trappistes en vous proposant un quiz sous forme de rébus. Si certains ont abandonné en cours de route, vous avez été plusieurs à avoir été assidus durant tout ce mois de décembre.

Bravo! Et merci, car sans vous point de jeu!

Nous félicitons tous les joueurs, épisodiques ou acharnés. Mais il nous faut mettre en avant nos vainqueurs 2018, qui sont couronnés pour la première fois!

Avec 23 bonnes réponses, ce sont Valérie et Jean Claude qui succèdent à Lydia et Didier cet hiver!

vainqueurs quizz

Vous reconnaissez sans aucun doute Valérie, membre de l’Abbet depuis plusieurs années et Jean-Claude qui a enflammé la dernière soirée au Coeur du Malt en novembre dernier avec son groupe No Stress ! Nous sommes ravis que ce dernier devienne membre de l’Abbet grâce à sa victoire au quiz de cette année!!

Nous tenons également à féliciter Dominique qui complète le podium avec 22 bonnes réponses, tandis que Lydia et Didier ont reconnu 20 bières trappistes

Heureux, déçus? Nous vous laissons vérifier vos réponses ci-dessous:

1) la Trappe Isidor
2) la Benno
3) la Tre fontane
4) l’ Achel blonde
5) la Trappe Puur
6) l’Orval vert
7) la Westvleteren
8) la Nivard
9) la Rochefort 8
10) la Zundert 10
11) la Trappe quadruple
12) la Gregorius
13) la Tynt Meadow
14) la Spencer Monk’s Reserve
15) la Westmalle Tripel
16) la Achel Extra Bruin
17) la Spencer Festive Lager
18) la Bockbier
19) la Scala Coeli
20) la Chimay Bleue vieillie en barrique
21) la Spencer India Pale Ale
22) la Chimay dorée
23) la Trappe Witte
24) la Spencer Holiday Ale

 

A très vite pour de nouvelles aventures trappistes!!